Et cinq, six, sept et huit… Dansez pour être bien !



1) Bien dans son corps

Prise de poids, perte d’endurance, manque de tonus... ? Enfilez votre tenue de sport et venez bouger sur le rythme de la musique ! En effet, danser présente au moins autant de bienfaits pour la santé que d’autres sports traditionnels mais parfois moins motivants.


En permettant de brûler autant de calories que la marche ou la bicyclette, la pratique de la danse contribue non seulement à la perte de poids [1], mais favorise également le renforcement des os et des muscles du corps. En conséquence, danser permet d’améliorer son équilibre, sa stabilité et développe la coordination. Cette activité sollicite donc l’ensemble du corps et joue globalement un rôle dans l’augmentation de la puissance physique à l’instar du vélo ou du jogging.


Grâce au travail de la respiration, la danse participe également à l’amélioration de la circulation sanguine et de l’état du cœur en le musclant, tout comme le vélo et la marche, d’après une étude italienne menée par le docteur R. Belardinelli. En ce sens, elle constitue donc une activité bénéfique pour les personnes souffrant de maladies cardio-vasculaires [2].


Si en dansant on améliore ses fonctions cardiaques et respiratoires et que l’on acquiert plus de souplesse, d’endurance et de force musculaire, cette activité permet plus généralement d’améliorer le rendement physique et le niveau d’énergie de l’organisme tout en s’amusant!



2) Bien dans sa tête

Oui, avec la pratique de la danse, diminuez le stress, faîtes du bien à votre cerveau et relevez la tête ! Parce qu’ils sollicitent l’attention, la concentration et la mémoire, rien de mieux que les gestes et enchaînements à reproduire en danse pour maintenir l’esprit vif et alerte ! Aussi, quelle que soit la danse pratiquée, celle-ci est aussi bonne pour le corps que pour le cerveau ! D’ailleurs, comparée à onze autres activités physiques et sportives dans une étude de 2003 publiée dans un magazine britannique, il a été démontré que la danse était la seule activité associée à une diminution significative de l’incidence des démences séniles, dont la maladie d’Alzheimer [3]. En plus d’améliorer certaines fonctions cognitives, la danse présente également un effet thérapeutique et psychologique [4] en ce qu’elle procure du plaisir et contribue au développement de la confiance en soi. En effet, lorsque l’on danse, on se sent bien, léger voire euphorique et on laisse ainsi ses émotions s’exprimer. Progressivement, on prend donc de l’assurance, on s’affirme dans ses mouvements, on occupe davantage l’espace et on donne la parole à ce corps accepté, libéré… Bref, on lâche prise !



3) Bien avec les autres

Même s’il est vrai que « la musique adoucit les mœurs », il n’empêche qu’avec la danse, l’expression « Plus on est de fous, plus on rit » prend tout son sens car cet exercice permet de créer du lien social et d’aller à la découverte de l’autre.

De ce fait, convivialité, bienveillance, esprit d’entraide et de cohésion sont indissociables de cette activité sociale par essence, le plus souvent pratiquée en groupe.

C’est ainsi que l’autre, à la fois, accompagne et partage dans la réalisation des mêmes gestes, guide et encourage dans la rencontre du novice et du confirmé, stimule et inspire dans une dynamique de progrès et de dépassement de soi…

Qu’il s’agisse donc d’un échange entre un danseur et son partenaire, un public, un musicien ou lui-même, on laisse parler le corps !

En somme, praticable dès le plus jeune âge et présentant de multiples bienfaits pour la santé physique comme mentale, n’attendez plus pour enfiler votre collant et aller danser !


Vanessa LOUIS


Références bibliographiques :

[1] Leslie J. Heinberg and J. Kevin Thompson, « Obesity in Youth: Causes, Consequences, and Cures », The New England Journal of Medicine, 243 pp. Washington, DC, American Psychological Association, 2009. $59.95. ISBN: 978-1-4338-0427-

[2] Belardinelli R, Lacalaprice F, Ventrella C, Volpe L, Faccenda E., « Waltz dancing in patients with chronic heart failure: new form of exercise training », 2008 Jul.

[3] Joe Verghese, M.D., Richard B. Lipton, M.D., Mindy J. Katz, M.P.H., Charles B. Hall, Ph.D., Carol A. Derby, Ph.D., Gail Kuslansky, Ph.D., Anne F. Ambrose, M.D., Martin Sliwinski, Ph.D., and Herman Buschke, M.D., « Leisure Activities and the Risk of Dementia in the Elderly », The New England Journal of Medicine, 2003; 348:2508-2516, June 19, 2003DOI: 10.1056/NEJMoa022252

[4] Katerina Machacova, Hana Vankova, Ladislav Volicer, Petr Veleta, and Iva Holmerova, « Dance as Prevention of Late Life Functional Decline Among Nursing Home Residents », Journal of Applied Gerontology, 0733464815602111, first published on August 28, 2015